Samsung s’apprête à franchir un cap important en intégrant nativement une fonctionnalité de confidentialité d’écran nommée Privacy Display dans son futur Galaxy S26 Ultra. Issue de la solution Flex Magic Pixel présentée lors du MWC 2024, cette innovation agit directement au niveau de l’écran pour restreindre les angles de vision latéraux, sans passer par le moindre film.

Une confidentialité intégrée au coeur de l’écran

On a tous un jour surpris un regard un peu trop curieux se poser sur l’écran de notre smartphone, dans un métro bondé ou dans la file d’attente d’un café. Samsung entend bien faire disparaître ce petit moment de gêne avec la nouvelle fonction Privacy Display (mode confidentialité).

Sur le papier, le principe paraît presque évident. L’écran adapte en temps réel la manière dont la lumière est diffusée, de façon à restreindre fortement la visibilité lorsqu’on l’observe de biais.

Concrètement cela signifie que de face l’image reste nette, lumineuse, parfaitement lisible. En revanche, de côté, l’affichage devient sombre, flou, parfois presque entièrement noir.

Ce mode de fonctionnement n’est pas sans rappeler celui des filtres de confidentialité que l’on colle sur l’écran du téléphone. Mais contrairement à ces accessoires physiques, qui assombrissent l’affichage en permanence et dégradent le confort visuel, la solution de Samsung agit uniquement lorsque la situation l’exige, sans pénaliser la qualité de l’écran au quotidien.

Flex magic pixel, le socle technologique

Au coeur du dispositif se trouve la technologie Flex Magic Pixel, développée par Samsung Display. Elle repose sur une manipulation très fine des propriétés optiques des pixels OLED, capables de modifier électroniquement leur angle d’émission lumineuse, presque en temps réel.

Cela permet de restreindre la zone de vision à environ 30 à 40 degrés autour de l’axe frontal. Résultat, l’utilisateur conserve une qualité d’image intacte, sans compromis visible, tandis que les regards latéraux ne perçoivent qu’un écran assombri.

One UI 8.5 pourra anticiper les regards des curieux ?

Si l’on en croit le visuel promotionnel de l’application Good Lock pour One UI 8.5, le Galaxy S26 Ultra devrait proposer un bouton Privacy Display accessible directement depuis les réglages rapides. L’utilisateur pourrait ainsi activer ou désactiver la protection en un geste, sans avoir à fouiller dans les menus.

Mais on pourrait également imaginer une activation plus intelligente, capable de s’adapter automatiquement au contexte. Par exemple si vous lancez une application bancaire dans les transports en commun ou dans un lieu très fréquenté, le Privacy Display pourrait s’activer de lui-même, sans intervention de l’utilisateur.

Bien évidemment un tel dispositif devrait s’appuyer sur une analyse fine de l’environnement, de la localisation et de la nature des applications ouvertes. Mais avec les progrès réalisés en matière d’intelligence artificielle embarquée, une telle approche ne relève plus vraiment de la science-fiction.

Un positionnement premium clairement assumé

Dans un marché haut de gamme saturé de promesses autour de la photographie ou de la puissance brute, Samsung pourrait jouer la carte de la différenciation, en faisant de la sécurité visuelle un marqueur fort.

Face à des concurrents qui n’offrent encore aucune solution native comparable, cette approche permettrait au constructeur de se démarquer autrement que par la course aux chiffres.

Reste évidemment l’épreuve du terrain. Une telle fonction devra prouver son efficacité dans des conditions réelles, que ce soit en pleine lumière ou dans des environnements très fréquentés.

Mais si les promesses sont tenues, cette innovation pourrait bien devenir un nouveau standard du smartphone professionnel. Et forcer l’ensemble du marché à revoir sa copie. Car une fois que l’on a goûté à un écran réellement discret, il devient difficile d’imaginer revenir en arrière.

Source: Sammyguru

Rédacteur freelance avant de rejoindre Prodigemobile, je suis un fan absolu de technologie et d'animation japonaise. J'ai eu la chance de rencontrer Yōichi Takahashi, l'auteur de Captain Tsubasa (Olive et Tom) lors de son passage à Paris. J'aime aussi tout ce qui touche à Star Wars et à la musique électronique.

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